La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ) a déposé son rapport le 3 mai dernier. La Fondation Marie-Vincent tient à saluer le travail colossal des commissaires qui ont œuvré avec l’objectif de bâtir un Québec digne de ses enfants.

Nous ne pouvons être plus en accord avec l’idée d’instaurer une société bienveillante pour nos jeunes. À Marie-Vincent, il s’agit d’une valeur qui nous motive quotidiennement et pour laquelle nous sommes déjà en mouvement. En effet, notre vision est de bâtir une communauté protégeante et d’assurer un leadership rassembleur au Québec dans la lutte contre la violence faite aux enfants et aux adolescent·e·s. Tout comme les commissaires, nous croyons que la protection des enfants est d’abord une responsabilité collective et que nous avons tous un rôle à jouer pour assurer leur bien-être et leur développement.

L’importance de la prévention

Nous sommes très satisfait·e·s de constater l’importance accordée à la prévention dans ce rapport. À Marie-Vincent, nous agissons avant même que la violence ne se produise. Nos actions ont pour objectif de contribuer à réduire le nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse et assurer le bon développement de tous les enfants.

Dans notre mémoire, nous avions d’ailleurs recommandé d’investir dans des stratégies de prévention de la violence sexuelle efficaces qui visent à réduire les facteurs de risque et à maximiser les facteurs de protection.

Placer l’enfant au cœur des services

Nous nous réjouissons que la CSDEPJ recommande de placer l’intérêt de l’enfant au cœur des décisions et des actions et qu’elle encourage des trajectoires de services fluides qui requièrent une plus grande collaboration des partenaires pour mieux soutenir les jeunes et leurs familles.

Marie-Vincent répond en tout point à ce modèle. À titre de centre d’appui aux enfants (CAE), nous offrons, sous un même toit et en collaboration avec nos partenaires, des services intégrés aux jeunes victimes de violence sexuelle et leur famille. Un jeune qui arrive à Marie-Vincent a accès aux services suivants selon ses besoins :

  • entrevue d’investigation policière sur place en partenariat avec les différents corps policiers ;
  • examen médical grâce à la présence dans nos locaux de médecins des hôpitaux pour enfants ;
  • service d’intervention immédiate aux parents et aux adolescente·s offert par des intervenantes qualifiées et dévouées ;
  • service d’intervention psychosociale aux enfants, aux adolescente·s et aux parents qui sont soutenus par des professionnelles attentives ;
  • évaluation multisectorielle des besoins des enfants et des adolescente·s ;
  • services psychothérapeutiques aux enfants et aux adolescente·s de la part de psychothérapeutes chevronnées ;
  • services sociojuridiques en partenariat notamment avec les CAVACS, la direction des poursuites criminelles et pénales et le bureau d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

Ce modèle de services est efficace puisqu’il minimise les traumatismes secondaires potentiels, mais aussi parce qu’il favorise une meilleure coordination des interventions, et ce, toujours en ayant le meilleur intérêt de l’enfant à cœur.

De plus, en nous concertant autour des jeunes et de leur famille, nous pouvons contribuer à :

  • éviter qu’un enfant ait à se promener entre plusieurs endroits pour recevoir tous les services dont il a besoin ;
  • s’assurer qu’il n’y aura pas de trou de service ;
  • mieux les soutenir dans toutes les difficultés et épreuves qu’ils peuvent traverser ;
  • faciliter l’intervention dans les cas de problématiques multiples et complexes ;
  • bonifier l’efficacité des services spécialisés offerts par Marie-Vincent ;
  • permettre l’accès à l’ensemble des services, au bon moment et par les bonnes personnes.

À Marie-Vincent, nous avons adopté ce modèle de services tout sous un même toit depuis notre ouverture en 2005. Par ailleurs, en plus d’offrir des services aux jeunes et à leur famille du dévoilement jusqu’à la thérapie, Marie-Vincent est le seul CAE au Canada qui finance sa propre chaire de recherche. Cette collaboration nous permet de toujours être à l’affût des meilleurs pratiques en intervention auprès des victimes.

Nous avons à cœur le développement de cette collaboration intersectorielle au bénéfice des enfants et, nous poursuivons dans cette voie avec l’ouverture d’un deuxième centre d’appui aux enfants à Châteauguay, en Montérégie, où nous offrirons également des services aux jeunes victimes de violence physique.

Bref, c’est avec beaucoup d’espoir que nous accueillons les recommandations de la CSDEPJ. À Marie-Vincent, nous continuerons de soutenir les enfants et les adolescent.e.s victimes de violence sexuelle et physique en leur offrant, sous un même toit et en collaboration avec nos partenaires, les services dont elles et ils ont besoin. Nous contribuons à prévenir la violence en misant sur l’éducation, la sensibilisation, et en aidant les enfants présentant des comportements sexuels problématiques.

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Pour consulter le mémoire de la Fondation Marie-Vincent