Comment prévenir la violence sexuelle?

La prévention de la violence sexuelle passe d’abord par une éducation à la sexualité saine et à des relations égalitaires.

Une éducation à la sexualité saine

Utiliser les bons mots L’éducation sexuelle de l’enfant peut débuter très tôt. D’abord, en utilisant les bons mots pour identifier les parties sexuelles. Le « zizi » ou les « foufounes » ne font que démontrer un malaise à parler de sexualité. Le bon vocabulaire permet aussi à l’enfant de s’exprimer adéquatement et d’être bien compris par les autres, surtout lorsqu’il vit une situation problématique en lien avec la sexualité. L’éducation à la sexualité doit faire partie de l’ensemble des apprentissages de l’enfant et peut se faire tout au long de son développement, en utilisant un contenu et un vocabulaire adaptés à son âge.

Répondre aux questions des enfants

Il est aussi important de bien répondre aux questions des enfants. La sexualité amène beaucoup de curiosité et de questionnements. Les enfants veulent explorer, comprendre, apprendre. Comment sont faits les bébés? Pourquoi les filles ont une vulve et les garçons un pénis? Lorsque l’enfant commence à poser ces questions, c’est l’occasion d’aborder le sujet avec lui, tout en tenant compte de son âge et de son développement. Aborder la sexualité avec son enfant, permet d’instaurer un climat de confiance avec lui. Ces discussions et ce climat de confiance doivent perdurer tout au long de son enfance et de son adolescence.

Les frontières interpersonnelles

Les notions de toucher « correct », « pas correct » et « mélangeant », de bon et mauvais secret peuvent aussi être abordées avec l’enfant. Elles lui permettent d’identifier et de mieux comprendre les frontières interpersonnelles. Ainsi, l’enfant comprendra plus facilement que lorsqu’une situation le rend mal à l’aise, il doit en parler à un adulte de confiance et aller chercher de l’aide. D’où l’importance d’instaurer tôt un climat d’ouverture, de confiance et de discussion par rapport à la sexualité.

Permettre aux enfants de faire respecter leurs frontières interpersonnelles, c’est aussi leur laisser le droit de refuser un câlin ou un bisou, même lorsque c’est grand-maman qui le demande. Les enfants ont besoin de comprendre qu’ils ont le droit de faire respecter leur espace personnel, tout en demeurant respectueux envers les autres. C’est une bonne façon de faire de la prévention.

Des relations saines et égalitaires

La prévention de la violence sexuelle passe inévitablement par l’éducation à des relations saines et égalitaires entre les filles et les garçons. Amener les jeunes à devenir plus sensibles et conscients des effets que leurs comportements et leurs gestes peuvent avoir sur la société fait partie des solutions gagnantes.

La lutte aux stéréotypes

Dès le plus jeune âge, les enfants sont influencés par les stéréotypes véhiculés par les livres, les jouets, les médias et les adultes qui les entourent. Ils cherchent à les imiter pour se conformer à ce qu’ils voient et ce qu’il connaissent. Les modèles, comportements et attitudes hypersexualisés pour les filles, ou encore les modèles de virilité, de dominance pour les garçons, amènent les enfants à développer des comportements à risque et des relations ou rapports de force nuisibles. De plus, ces modèles irréalistes, de fille très mince ou de garçon musclé, et la pression qu’ils entraînent peuvent affecter l’estime de soi des jeunes. L’éducation aux relations saines et égalitaires passent donc par la lutte aux stéréotypes sexuels et sexistes, ainsi que par leur déconstruction.

La Fondation Marie-Vincent contribue à prévenir la violence sexuelle en éduquant, sensibilisant les enfants, les adolescents, les parents et la population. Elle mise sur des rapports égalitaires entre les filles et les garçons et harmonieux entre les enfants et les adultes, les jeunes et les moins jeunes.

Pour toutes les Marie et tous les Vincent, donnons.

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