Montréal, le 11 mai 2026 – Près d’1/3 des femmes et 1/5 des hommes déclarent avoir vécu au moins une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. L’âge moyen de la première agression : 11 ans et demi. Ce sont les conclusions du sondage mené auprès de 1 000 adultes québécois·e·s par Synopsis en novembre 2025 pour le compte de Marie-Vincent et de la Chaire de recherche interuniversitaire Marie-Vincent sur les agressions sexuelles envers les enfants.
Ce sondage confirme que la violence sexuelle demeure beaucoup trop répandue. Il met aussi en lumière le fait qu’elle survient majoritairement dans l’entourage des victimes, une réalité susceptible de complexifier le dévoilement.
D’ailleurs, seulement la moitié des victimes rapporte avoir dévoilé la violence subie. Lorsque ce dévoilement survient, c’est à l’âge adulte, en moyenne à 19 ans, soit 8 ans après la première agression. Ce silence a des répercussions importantes et appelle à une réponse collective urgente, surtout lorsqu’on constate que 78 % des victimes révèlent n’avoir reçu aucun soutien professionnel à la suite de l’agression.
Sans intervention adaptée, les conséquences peuvent être lourdes et durables : les jeunes victimes n’ayant reçu aucun soutien présentent davantage de symptômes de stress post-traumatique, d’anxiété, de dépression et de dissociation, ainsi que des difficultés de régulation émotionnelle.
« Les travaux de la Chaire Marie-Vincent le confirment depuis 20 ans : intervenir tôt fait une différence réelle. Des interventions adaptées peuvent favoriser le rétablissement des jeunes victimes, et des programmes de prévention efficaces contribuent à faciliter le dévoilement et à développer une communauté sensibilisée et bien outillée pour soutenir les enfants et les accompagner vers les ressources adéquates », déclare Martine Hébert Ph. D., professeure titulaire au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal et cotitulaire de la Chaire de recherche.
Depuis plus de 20 ans, le centre d’expertise Marie-Vincent agit sur tous les fronts, appuyé par sa propre chaire de recherche interuniversitaire. Chaque année, il offre des services cliniques spécialisés à des centaines de jeunes et à leurs familles dans ses deux centres de Montréal et de la Montérégie. Il développe aussi des programmes de prévention et propose une vaste offre de formations spécialisées qui rejoint annuellement plus de 6 000 professionnel·le·s des milieux de la santé, de l’éducation, du sociojudiciaire et du communautaire.
Face à ces données, force est de constater que la mission de Marie-Vincent demeure plus essentielle que jamais. Pionnière au Québec, l’organisation continue de tisser un véritable filet de sécurité autour des jeunes, en misant sur la collaboration et la concertation avec de nombreux partenaires, au bénéfice de toute la communauté.
Afin de répondre à l’ampleur des besoins, Marie-Vincent s’apprête à lancer une campagne de financement majeure visant à mobiliser 15 millions de dollars sur trois ans.
« Il est urgent d’agir. Marie-Vincent a démontré qu’avec les bons services, on peut changer des trajectoires de vie. Nous voulons offrir un accès équitable et dans les meilleurs délais à des services spécialisés, mieux outiller les professionnel·le·s, les parents et les communautés pour reconnaître et accompagner les victimes, et contribuer à bâtir un Québec qui protège véritablement ses enfants. Cela exige une mobilisation forte, des partenaires et donateur·trice·s engagé·e·s à nos côtés », affirme Lisa Clowery, présidente et cheffe de la direction de Marie-Vincent.
Marie-Vincent soutient les enfants et les adolescent·e·s victimes de violence sexuelle en leur offrant, sous un même toit et en collaboration avec ses partenaires, les services dont elles et ils ont besoin. Nous contribuons à prévenir la violence en misant sur l’éducation et la sensibilisation, et en aidant les enfants présentant des comportements sexuels problématiques.
Pour en savoir plus, visitez marie-vincent.org
Fondée en 2005, elle est aujourd’hui une référence nationale et internationale en matière de prévention, de dépistage et d’intervention auprès des jeunes victimes de violence sexuelle. Ses travaux alimentent directement les pratiques cliniques et les programmes de prévention de Marie-Vincent, assurant que chaque intervention est ancrée dans les données scientifiques les plus récentes. La Chaire contribue également à la formation de la prochaine génération de clinicien·ne·s et de chercheur·e·s spécialisé·e·s.
Mégane Roy-Blanchette
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